Un client nous montre sa facture de netlinking du trimestre. Quarante articles placés, tous sur des médias reconnus, tous avec un lien contextuel en dofollow, ancres travaillées. Sa courbe de positions dans Google a bougé. Sa visibilité dans ChatGPT, elle, n'a pas bougé d'un millimètre.
Il en tire la conclusion habituelle : il n'a pas acheté assez de liens. La vraie explication tient en deux constats que nous avons vérifiés pour cet article. Le premier est réglementaire : un lien payant conforme aux règles publiées par Google est, par construction, privé de sa valeur de classement. Le second est technique, et nous ne l'avons trouvé documenté nulle part : sur les médias français où ce marché place ses articles, une bonne partie des robots d'IA n'a pas le droit d'entrer.
Le marché, lui, n'a pas bougé. En France, d'après les données Google Ads relevées le 24 août 2026 via DataForSEO, netlinking pèse 1 600 recherches par mois, backlinks 2 400, et agence netlinking affiche un coût par clic de 24,59 €, ce qui situe la valeur commerciale de la requête. La requête netlinking ia ne renvoie aucun volume mesurable. Un marché à plus de 20 € le clic continue d'acheter un cahier des charges écrit pour un moteur qui n'est plus le seul à lire.
Cet article traite de ce qui change dans ce cahier des charges, des données que nous avons relevées dans les robots.txt de 34 médias français, et du contrôle à faire avant d'acheter une place.
Le cahier des charges que le marché continue d'acheter
Une commande de netlinking classique se spécifie sur quatre critères, et ils sont tous des propriétés du lien ou de son hôte.
L'autorité du domaine, mesurée par un indicateur propriétaire. L'attribut du lien, dofollow de préférence. L'ancre, qui doit contenir le mot-clé visé. La position, contextuelle plutôt qu'en pied de page. Un prestataire livre ces quatre lignes, le client vérifie, la prestation est conforme.
Ce cahier des charges décrit le fonctionnement d'un moteur de classement. Il transfère une quantité d'autorité d'une page à une autre par un href, et l'ancre indique sur quelle requête l'appliquer.
Un moteur génératif ne fonctionne pas ainsi. Il ne classe pas des pages, il récupère des passages et produit une phrase. Ce qu'il extrait d'une page tierce qui vous mentionne, c'est un bloc de quelques centaines de mots, transformé en vecteur, comme nous le détaillons dans notre article sur le chunking. Dans ce bloc, l'attribut du lien n'existe pas. L'autorité du domaine n'existe pas non plus comme nombre. Il ne reste que du texte, et ce que ce texte affirme.
La facture achète un href. Le moteur lit une phrase. Tout l'écart tient là.
La seule règle documentée neutralise déjà le lien payant
Avant même de parler d'IA, il vaut la peine de relire ce que Google publie sur les liens payants, parce que la lecture complète est rarement faite.
Les règles anti-spam posent la définition : « Link spam is the practice of creating links to or from a site primarily for the purpose of manipulating search rankings. » Puis elles énumèrent les cas, sans ambiguïté sur celui qui nous occupe : « Buying or selling links for ranking purposes. This includes: Exchanging money for links, or posts that contain links ; Exchanging goods or services for links ; Sending someone a product in exchange for them writing about it and including a link. »
Le même document fournit la porte de sortie, et c'est elle qui compte : « It's not a violation of our policies to have such links as long as they are qualified with a rel='nofollow' or rel='sponsored' attribute value to the <a> tag. »
Lisez la conséquence logique jusqu'au bout. La documentation sur la qualification des liens sortants précise que sponsored sert à « mark links that are advertisements or paid placements », et que « links marked with these rel attributes will generally not be followed ». Autrement dit : un lien payant conforme ne transmet pas de crédit de classement, et un lien payant qui transmet du crédit de classement n'est pas conforme. Il n'existe pas de troisième cas.
Cela ne signifie pas que le netlinking ne produit aucun effet. Cela signifie que l'effet ne peut pas venir de l'attribut du lien, puisque celui-ci est soit neutralisé, soit en infraction. Il vient d'ailleurs : de l'exposition, du trafic de référence, de la notoriété de marque. Ce sont précisément les variables que l'étude que nous commentons dans notre article sur l'E-E-A-T place en tête, loin devant le nombre de backlinks, qui plafonne autour de 0,2 de corrélation.
Sur les surfaces génératives, aucun moteur ne documente l'usage des attributs rel pour décider de ce qu'un modèle peut affirmer de vous. C'est une absence de documentation, pas une preuve d'indifférence, et nous nous gardons de la transformer en règle. Mais elle déplace la question : si la valeur ne circule plus dans l'attribut, elle circule dans le texte.
Ce que nous avons trouvé dans les robots.txt de 34 médias français
Nous avons relevé le 24 août 2026 le fichier robots.txt de 34 sites français couramment cités comme cibles de placement d'articles et de relations presse : quotidiens nationaux, presse économique, presse régionale, presse tech et blogs spécialisés.
Trois d'entre eux, usinenouvelle.com, usine-digitale.fr et lepoint.fr, ne renvoient pas de fichier du tout. Ils répondent par une page de défi anti-robot servie par un pare-feu applicatif. Le constat mérite d'être noté pour lui-même : sur ces domaines, la question du robots.txt ne se pose même pas, aucun robot non autorisé n'atteint le contenu. Restent 31 fichiers effectivement lisibles, sur lesquels portent les chiffres qui suivent.
| Robot | Bloqué | Restreint | Autorisé | Non nommé |
|---|---|---|---|---|
| CCBot (Common Crawl) | 20 | 1 | 1 | 9 |
| GPTBot (entraînement OpenAI) | 14 | 0 | 2 | 15 |
| ClaudeBot (Anthropic) | 13 | 1 | 1 | 16 |
| Google-Extended | 12 | 1 | 1 | 17 |
| PerplexityBot | 9 | 1 | 2 | 19 |
| Applebot-Extended | 9 | 1 | 1 | 20 |
| OAI-SearchBot (recherche ChatGPT) | 7 | 1 | 2 | 21 |
Chaque ligne totalise 31. Deux colonnes demandent une définition. « Bloqué » compte les fichiers qui écrivent Disallow: / pour ce robot, y compris ceux qui rouvrent ensuite quelques répertoires, cas sur lequel nous revenons plus bas. « Restreint » désigne un seul site, ouest-france.fr, qui ferme une liste de chemins sans jamais interdire la racine.
Trois lectures s'imposent, et la deuxième est la plus utile pour un acheteur.
D'abord, un robot non nommé est un robot autorisé. La colonne de droite n'est donc pas une zone grise : c'est une autorisation par défaut, révocable à tout moment sans préavis. Elle est majoritaire pour tous les robots sauf Common Crawl.
Ensuite, la hiérarchie est nette et elle est cohérente. Les robots d'entraînement sont les plus bloqués : CCBot sur 20 fichiers, GPTBot sur 14, ClaudeBot sur 13. Le robot de recherche de ChatGPT, OAI-SearchBot, qui alimente les réponses citées et non l'entraînement, n'est bloqué que sur 7. Les éditeurs distinguent donc ce qui nourrit un modèle de ce qui envoie du trafic, et c'est exactement la distinction que nous détaillons dans notre article sur les crawlers IA.
Enfin, la conséquence pratique. Acheter une place sur un média qui bloque GPTBot et ClaudeBot, c'est acheter une page que ces deux systèmes n'ont pas le droit de lire. Le lien restera parfaitement valable pour Google. La mention, elle, n'entrera jamais dans le corpus visé. Ce critère ne figure sur aucune grille tarifaire de netlinking, et il se vérifie en dix secondes.
Une précision de méthode, pour que ce relevé soit utilisable et pas seulement frappant. Il porte sur 34 domaines choisis pour leur pertinence commerciale, pas sur un échantillon représentatif de la presse française : ces proportions ne s'extrapolent pas au web. Un robots.txt est déclaratif, il dit ce qu'un éditeur demande, pas ce que chaque robot fait. Et ces fichiers changent : le nôtre est un instantané daté, à refaire avant chaque achat.
Les rubriques ouvertes aux IA sont les rubriques commerciales
Le relevé a produit un résultat que nous n'attendions pas, et c'est le plus instructif de tout cet article.
Plusieurs éditeurs ne bloquent pas en bloc. Ils écrivent Disallow: / pour un robot d'IA, puis rouvrent quelques répertoires par des Allow. Voici ce que contiennent ces exceptions.
| Média | Robots concernés | Répertoires réouverts |
|---|---|---|
| L'Express | tous les robots d'IA nommés, dont ClaudeBot, PerplexityBot, OAI-SearchBot, Google-Extended et Applebot-Extended | /guide-shopping/, /partenaires/, /styles/, /essentiels-entrepreneur/ |
| BFMTV | 9 agents de recherche, dont OAI-SearchBot, Claude-User, Perplexity-User et Google-Extended | 14 chemins, dont /code-promo/, /comparateur/, /tech/bons-plans/, /economie/professionnels/, /crypto/services/ |
| 20 Minutes, groupe 1 | agents de recherche, dont OAI-SearchBot, Claude-User, Perplexity-User et Gemini-Deep-Research | /guide-achat/, /economie/auto/, /high-tech/, /vie-pro/, /sport/ |
| 20 Minutes, groupe 2 | 9 robots d'entraînement, dont GPTBot, CCBot, ClaudeBot, PerplexityBot et Applebot-Extended | /conso, /services/, /horoscope/, /production/, /high-tech/ |
| Le Figaro | OAI-SearchBot et ChatGPT-User | /bons-plans, /voyages, /style, /beaute, /culture |
| Le Parisien | 6 robots, dont ClaudeBot, PerplexityBot, anthropic-ai et Amazonbot | /guide-shopping/ |
| Les Échos | 8 robots, dont GPTBot, OAI-SearchBot, Google-Extended et PerplexityBot | /thema |
Le motif est difficile à manquer. Guides d'achat, codes promo, comparateurs, bons plans, rubriques partenaires, dossiers thématiques. Le cœur éditorial est fermé aux modèles, la surface monétisée est ouverte.
Un second niveau de lecture apparaît quand on regarde à qui chaque exception est accordée, et il confirme le premier. Chez BFMTV et sur le premier groupe de 20 Minutes, les répertoires commerciaux sont ouverts aux agents de recherche, ceux qui vont chercher une page au moment où un utilisateur pose sa question, et qui renvoient un lien cliquable. Les robots d'entraînement, eux, n'y ont pas accès : sur 20 Minutes, /guide-achat/ est ouvert à OAI-SearchBot et fermé à GPTBot. Les Échos fait exception en ouvrant /thema à GPTBot lui-même.
L'explication est économique et elle est rationnelle. Le contenu de la rédaction est l'actif que ces groupes négocient, ou attaquent en justice, auprès des éditeurs de modèles : le laisser aspirer gratuitement détruit sa valeur. Un guide d'achat affilié, à l'inverse, gagne à être lu par un assistant, parce qu'une recommandation reprise dans une réponse générative renvoie de la commission. Ce ne sont pas les mêmes actifs, ils n'obéissent pas à la même politique.
Pour un acheteur de visibilité, la conclusion est contre-intuitive et solide : les rubriques d'un grand média dans lesquelles une marque peut acheter une place sont souvent les seules que les robots d'IA ont le droit de lire. Ce n'est pas une invitation à acheter aveuglément. C'est un renversement du réflexe qui consiste à viser la page d'actualité la plus prestigieuse, et à obtenir une mention dans le seul répertoire fermé aux modèles.
Le robots.txt de Le Monde est la carte de ses contrats
Un cas isolé mérite son paragraphe, parce qu'il montre le mécanisme à nu.
Le robots.txt de lemonde.fr déclare 304 user-agents et en bloque intégralement 300. La liste est d'une exhaustivité rare : ClaudeBot, Claude-Web, Claude-User, Claude-SearchBot et anthropic-ai du côté d'Anthropic, Google-Extended, Gemini-Deep-Research et Google-NotebookLM du côté de Google, mais aussi CCBot, Applebot-Extended, Amazonbot, bedrockbot, MistralAI-Index, MistralBot, DeepSeekBot, CohereBot, xAI-SearchBot, YouBot et PhindBot.
Sur ces 304 déclarations, deux familles de robots ne sont jamais nommées, à aucun endroit du fichier. Aucun agent d'OpenAI, ni GPTBot, ni OAI-SearchBot, ni ChatGPT-User. Et aucun agent de Perplexity, ni PerplexityBot, ni Perplexity-User. Ces deux-là sont donc autorisés, par silence, au milieu de trois cents interdictions.
Ce sont précisément les deux entreprises avec lesquelles Le Monde a signé des accords de licence, celui conclu avec OpenAI en mars 2024 ayant été présenté comme le premier du genre pour un média français. Le journal a publiquement indiqué reverser à ses journalistes une part des revenus tirés de ces licences.
Autrement dit, ce fichier n'est pas une politique technique, c'est la traduction d'un carnet de contrats. Qui a payé entre, qui n'a pas payé reste dehors. Le même motif se retrouve sur huffingtonpost.fr, qui bloque ClaudeBot et Google-Extended sans jamais nommer GPTBot.
Cela pose une limite sérieuse à toute stratégie d'acquisition de mentions. L'accessibilité d'un média aux modèles n'est pas une caractéristique stable de ce média, c'est l'état courant d'une négociation commerciale à laquelle vous n'êtes pas partie. Elle peut s'inverser au prochain renouvellement. Un plan de visibilité qui repose sur trois ou quatre grands titres hérite de ce risque en entier.
Ce que vous achetez réellement : la phrase
Reste à savoir ce qui, dans une page tierce, produit une citation. Puisque ce n'est ni l'attribut ni le score de domaine, c'est le contenu du passage. Et tous les passages ne se valent pas.
Comparons trois formulations, telles qu'on les rencontre dans des articles placés.
La première est optimisée à l'ancienne, l'ancre porteuse du lien étant signalée ici en italique : « Pour améliorer votre visibilité, faites appel à une agence GEO à Paris reconnue. » Elle contient l'ancre exacte et un lien. Extraite de sa page, elle n'affirme rien sur personne. Aucun nom, aucun fait. Un moteur qui récupère ce bloc n'a rien à en dire.
La deuxième est la plus courante dans les articles sponsorisés en volume : « Méridien est une agence spécialisée dans le référencement sur les moteurs génératifs, qui accompagne les entreprises souhaitant améliorer leur visibilité. » Le nom est là. Mais la phrase est interchangeable : remplacez le nom par n'importe quel concurrent, elle reste vraie. C'est exactement le défaut de substituabilité que nous décrivons dans notre article sur le contenu généré par IA. Un bloc substituable ne perd pas contre un meilleur bloc, il se fond dans cinquante blocs identiques.
La troisième affirme quelque chose de vérifiable : « Méridien, agence française spécialisée en Generative Engine Optimization, a relevé en août 2026 que 14 des 31 robots.txt de médias français examinés bloquent GPTBot. » Un nom, une catégorie, une date, un chiffre, un périmètre. Ce bloc répond à une question précise, il est attribuable, et il n'existe nulle part ailleurs.
Le critère de sélection tient donc en une question à poser avant de valider un texte, et elle est plus exigeante que toutes les grilles d'autorité : quelle affirmation vérifiable cette phrase fait-elle sur nous, que personne d'autre ne pourrait revendiquer ? Si la réponse est « aucune », la place achetée ne produira pas de citation, quel que soit le domaine qui l'héberge.
C'est ce qui explique le rendement supérieur des relations presse sur l'achat d'articles en volume. Une étude propriétaire, un chiffre inédit, une méthode datée donnent à un journaliste quelque chose à affirmer sur vous. Vingt articles sponsorisés produisent vingt paraphrases de votre page « à propos », c'est-à-dire vingt blocs qui se neutralisent.
Pourquoi le nofollow n'est plus disqualifiant
Une conséquence dérange le marché, et elle mérite d'être posée franchement.
Le cahier des charges classique écarte par principe les placements en nofollow et en ugc, puisqu'ils ne transmettent pas de crédit de classement. Or les plateformes communautaires appliquent ces attributs à leurs liens sortants par construction, et ces plateformes comptent parmi les sources les plus reprises dans les réponses génératives, comme nous le documentons dans notre article sur les sources tierces.
Sur ces surfaces, ce qui voyage est la phrase, pas l'attribut. Un fil de discussion où trois utilisateurs expliquent pourquoi ils ont choisi votre outil constitue un passage attribuable, daté, non substituable, et qu'aucun budget de netlinking ne sait produire. La grille d'achat classique le note à zéro.
Il faut être précis sur ce que nous avançons ici. Nous ne disons pas qu'une mention sans lien vaut mieux qu'une mention avec lien : à texte égal, le lien reste utile, pour le SEO et pour le lecteur. Nous disons que l'attribut n'est plus un critère d'éligibilité, et qu'il a cessé d'être une raison valable d'écarter un emplacement. Nous ne disons pas non plus qu'il faut aller poster soi-même sur ces plateformes : c'est le contresens que nous traitons dans le même article, et il se retourne vite contre les marques qui s'y essaient.
Le contrôle avant achat, en quatre minutes
Voici ce que nous vérifions désormais avant de valider un emplacement, dans cet ordre. Les trois premiers points prennent moins de quatre minutes et éliminent la majorité des mauvais achats.
L'accès des robots d'IA à l'hôte. Une commande suffit, sur le domaine considéré :
curl -s https://www.exemple.fr/robots.txt | grep -iE -A3 'GPTBot|OAI-SearchBot|ClaudeBot|PerplexityBot|Google-Extended'
Lisez la réponse en tenant compte de deux pièges. Un robot absent du fichier est autorisé, ce n'est pas un mauvais signe. Et un Disallow: / suivi d'un Allow: peut très bien réouvrir précisément le répertoire où votre article sera publié, donc vérifiez le chemin, pas seulement la première ligne.
Le répertoire de publication. Demandez au support l'URL exacte, avant achat. Un article dans /partenaires/ et un article dans /actualites/ peuvent avoir un statut opposé sur le même domaine, comme le montre le tableau plus haut.
Le rendu de la page. Si le contenu de l'article n'apparaît qu'après exécution de JavaScript, une partie des systèmes ne le verra pas, pour les raisons que nous détaillons dans notre article sur le rendu JavaScript. Contrôlez avec le curl du point précédent, sur une page d'article existante : votre texte doit être dans le HTML brut.
L'affirmation. Rédigez la phrase que vous voulez voir citée avant de commander le texte, et exigez qu'elle y figure telle quelle. C'est le seul livrable qui compte, et c'est celui que personne ne spécifie.
La vérifiabilité de cette affirmation. Un chiffre que vous êtes seul à publier reste fragile. S'il est confirmé ailleurs, il devient stable dans le corpus. C'est la raison pour laquelle une étude vaut mieux qu'un argumentaire.
La mesure. Un placement ne se juge pas sur le lien livré mais sur l'évolution des réponses. Cela suppose un relevé avant et après, avec plusieurs exécutions par question, pour la raison de volatilité que nous détaillons dans notre article sur la mesure de la visibilité IA.
Ce qu'il ne faut pas en conclure
Le netlinking n'est pas mort, et rien dans cet article ne dit le contraire. Les liens continuent de peser sur le classement organique, et ce classement conditionne l'accès à certaines surfaces génératives : le guide de Google sur les fonctionnalités IA fait de l'indexation et de l'éligibilité à un extrait une condition d'apparition, comme nous l'expliquons dans nos articles sur les AI Overviews et l'AI Mode. Un lien qui améliore votre position améliore indirectement votre éligibilité. Nous continuons de traiter le netlinking comme un levier de SEO, et c'est la répartition que nous décrivons sur notre page agence SEO et GEO.
Il ne faut pas non plus lire nos chiffres comme un classement des médias à éviter. Un robots.txt restrictif est une décision commerciale légitime, souvent la plus protectrice pour un éditeur. Et il ne dit rien de la qualité du placement pour vos lecteurs humains, qui restent la première raison d'acheter une visibilité.
Enfin, il serait imprudent de conclure qu'il suffit d'acheter les bonnes phrases. Les mentions hors site sont corrélées à la visibilité générative, elles ne la causent pas mécaniquement, et une campagne de mentions fabriquées produit exactement le corpus uniforme dont les moteurs se protègent. Ce qui fonctionne est plus lent : donner à des tiers une raison factuelle de vous nommer.
Ce que ce relevé établit, en revanche, est net. Une part significative du budget que les entreprises françaises consacrent à l'acquisition de liens achète des pages que les principaux systèmes d'IA n'ont pas le droit de lire, sur la base d'un cahier des charges qui ne mentionne jamais cette question. Le contrôle coûte quatre minutes par emplacement.
Deux prolongements selon votre situation. Si vous voulez d'abord savoir quelles sources sont aujourd'hui citées à votre place, c'est l'objet d'un audit GEO, dont le relevé porte sur ChatGPT, Perplexity, Gemini et les AI Overviews de Google, et dont nous publions les fourchettes de prix. Si le sujet est de mesurer l'effet de vos placements dans le temps, c'est ce que couvre notre suivi de visibilité IA. Le cadre complet est décrit sur notre page agence de référencement IA, et le partage des rôles avec un consultant GEO y est détaillé.