Les relevés de verticales publiés jusqu'ici cherchaient tous à savoir si la marque était dans le dossier que le moteur consulte. En automobile, deux sources sur 204 appartenaient à un constructeur. En beauté, les marques en fournissaient presque un tiers sans obtenir une seule recommandation. Dans les télécoms, poser la question de cette façon ne sert à rien : tout le monde sait déjà que ce sont les comparateurs qui répondent. Le marché français en compte des dizaines, ils sont vieux, riches et bien référencés.

La question utile devient donc : combien d'interlocuteurs distincts cela représente-t-il vraiment ? Parce qu'un plan de travail n'est pas le même selon qu'il faut convaincre quatre-vingts sites ou trois sociétés. Nous avons posé douze questions d'achat télécoms à un moteur génératif, relevé les 237 sources citées, puis fait quelque chose que nous n'avions pas encore fait dans cette série : lire les mentions légales de chaque site pour savoir qui l'édite.

Le relevé : douze questions d'achat, 237 sources

Le 2 septembre 2026, entre 06 h 08 et 06 h 13 UTC, nous avons posé douze questions à Perplexity via l'API DataForSEO, modèle sonar-pro avec recherche web active. Coût total : 0,187 $. Chaque réponse fournit la liste des URL qu'elle a consultées, et c'est cette liste que nous relevons, pas le texte de la réponse.

Les questions reprennent la grille en quatre régimes dégagée du relevé automobile, plus une cinquième ligne que cette grille ne prévoyait pas :

Régime Questions posées
Choix entre offres grand public forfait mobile, box fibre, forfait à moins de 10 €, forfait ado ou enfant
Mécanisme ou démarche transfert de ligne en cas de déménagement, résiliation et frais
Contrainte technique meilleure couverture 5G, offre quand la fibre n'est pas disponible, data hors Europe
Achat professionnel opérateur pour une entreprise de 30 salariés, standard téléphonique de PME
Jugement sur les acteurs meilleur service client

La question du service client ne rentrait dans aucune des quatre cases. Nous l'avons gardée plutôt que de la ranger de force, parce que le relevé automobile avait déjà montré que la question orpheline est en général la plus instructive. Celle-là a fini par fournir le cas le plus étrange du relevé.

Total : 237 sources, 97 noms d'hôte, 87 domaines. Une seule question descend sous vingt sources citées.

Quatre-vingt-sept domaines, et une diversité en trompe-l'œil

À première vue, le marché est ouvert. Quatre-vingt-sept domaines pour 237 sources, cela fait moins de trois citations par domaine en moyenne, et cinquante-deux domaines n'apparaissent qu'une seule fois. Le domaine le mieux placé plafonne à 8,0 % des sources. Le classement par domaine ressemble à celui d'un secteur concurrentiel :

Rang Domaine Sources Part
1 selectra.info 19 8,0 %
2 echosdunet.net 13 5,5 %
3 jechange.fr 13 5,5 %
4 frandroid.com 11 4,6 %
5 ariase.com 9 3,8 %

Les trois premiers domaines totalisent 45 sources sur 237, soit 19,0 %. C'est une concentration réelle mais banale, du même ordre que ce qu'on observerait sur n'importe quel marché de comparaison. Un responsable marketing qui s'arrête là conclut logiquement qu'il faut travailler une longue liste de sites, et qu'aucun d'entre eux n'est indispensable.

Cette lecture est fausse, et c'est le nom des sociétés éditrices qui le montre.

Ce que disent les mentions légales

Lisez les mentions légales des sites qui vous citent, un par un. L'opération prend une demi-heure et elle est décisive. Nous avons récupéré en curl la page de mentions légales de chaque comparateur du panel, puis relevé la raison sociale, le SIREN ou le SIRET déclaré.

Trois groupes apparaissent immédiatement.

Société éditrice Domaines du panel Sources Part
Selectra SAS selectra.info, echosdunet.net, jechange.fr, lafibreoptique.fr, ladsl.com, bbox-news.com 51 21,5 %
Bemove SAS ariase.com, resilier.com, degrouptest.com, edcom.fr 24 10,1 %
MyGoldenNetwork SARL monpetitforfait.com, touslesforfaits.fr, myforfaitmobile.com 11 4,6 %

Les preuves sont explicites et vérifiables. Sur echosdunet.net, ladsl.com et bbox-news.com, les conditions générales déclarent mot pour mot : « L'Editeur : désigne Selectra SAS, éditeur du Site ». Sur jechange.fr : « JECHANGE est filiale à 100 % de SELECTRA SAS qui édite ce site ». Sur lafibreoptique.fr : « La Fibre Optique appartient au groupe Selectra ». Du côté de Bemove, ariase.com et resilier.com déclarent le même SIREN, 830 751 004 ; degrouptest.com porte en pied de page « un site du groupe Bemove » ; edcom.fr se présente comme « Edcom, marque de Bemove ». Et la page « Qui est DegroupTest » ajoute une strate de plus : « Bemove fait partie du groupe CCM Benchmark, Le Figaro depuis octobre 2019 ». Le panel contient par ailleurs deux sources de commentcamarche.net, autre site du même groupe.

Une fois ce regroupement fait, les trois premiers éditeurs pèsent 86 sources sur 237, soit 36,3 %. La concentration a presque doublé par rapport au comptage par domaine, sans qu'une seule source ait changé de main. Et le chiffre est prudent : nous n'avons résolu que les groupes que les mentions légales nomment, chaque domaine non résolu comptant pour un éditeur distinct. Les 87 domaines se ramènent ainsi à 77 éditeurs, ce qui sous-estime la réalité.

Un groupe de comparateurs pèse presque deux fois tous les opérateurs réunis

Le point de comparaison qui rend ce chiffre concret : sur les 237 sources, 26 appartiennent à un opérateur, soit 11,0 %. Le groupe Orange en fournit onze, dont une pour Sosh et une pour Parnasse. Le groupe SFR en fournit cinq, dont deux pour SFR Business. Puis Bouygues Telecom trois, La Poste Mobile trois, Free deux, NRJ Mobile une, TeleCoop une.

Autrement dit, Selectra fournit à elle seule 51 sources, presque deux fois plus que l'ensemble des opérateurs et opérateurs virtuels du marché français réunis. Le rapport exact est de 1,96. Ce chiffre n'est pas un accident de mesure : six domaines travaillent le même sujet, chacun avec son angle et son historique, et tous alimentent le même corpus.

Le cas le plus parlant est bbox-news.com, cité sur la question du forfait pour adolescent. Le nom est celui de la box de Bouygues Telecom, la navigation est organisée par gamme Bbox, on y trouve des pages « Bouygues vs Free », « Bouygues vs Orange », « Bouygues vs SFR ». Ses mentions légales déclarent Selectra SAS, et son pied de page précise de lui-même : « édité par Selectra, non partenaire de Bouygues Telecom ». Un comparateur a construit un site entier autour du nom d'un produit d'opérateur, l'a rendu citable, et c'est ce site que le moteur consulte quand on l'interroge sur ce marché.

Les trois questions où aucun opérateur n'entre

La répartition par question est plus instructive que le total, parce qu'elle ne bouge pas au hasard.

Question Sources d'opérateurs
Quel forfait mobile choisir 0 / 20
Quelle box fibre choisir 0 / 20
Meilleure couverture 5G 0 / 20
Meilleur service client 1 / 18
Offre sans fibre disponible 1 / 20
Opérateur pour une entreprise de 30 salariés 1 / 20
Forfait à moins de 10 € 2 / 20
Standard téléphonique de PME 3 / 20
Transfert de ligne, déménagement 3 / 20
Résiliation et frais 3 / 19
Data hors Europe 5 / 20
Forfait ado ou enfant 7 / 20

Les trois questions à zéro sont les trois grandes questions d'arbitrage du marché. Quel forfait, quelle box, quel réseau. Soixante sources citées, aucune émanant d'un opérateur, alors que les quatre opérateurs nationaux sont tous recommandés dans ces réponses, à des places différentes et pour des motifs différents. Sur la question de la box, le moteur recommande la Freebox Pop, la RED Box Fibre, B&You Pure Fibre, SFR Power S, la Boîte Sosh et la Livebox Max. Les quatre opérateurs sont donc nommés, décrits, comparés, et aucun ne fournit une ligne du dossier.

Cette absence n'est pas une panne d'accès. Nous avons vérifié que les pages d'offres existent et répondent : free.fr/freebox/freebox-pop/ renvoie 200 avec 907 ko de HTML, bouyguestelecom.fr/offres-internet 200 avec 616 ko, youprice.fr et prixtel.com répondent également 200. Un seul détail technique mérite l'attention : sosh.fr répond 200 mais ne sert que 2,7 ko, une coquille JavaScript dont le contenu est chargé depuis une API. C'est exactement le problème de rendu côté client déjà documenté, et il ne concerne ici qu'un domaine sur les cinq testés. Les pages sont là. Elles ne sont simplement pas retenues.

À l'inverse, la question qui laisse le plus entrer les opérateurs, sept sources sur vingt, est celle du forfait pour adolescent. Une question où les opérateurs ont beaucoup publié de contenu éditorial : conseils par âge, contrôle parental, forfaits bloqués. Là où ils écrivent des guides plutôt que des grilles tarifaires, ils entrent.

La seule recommandation appuyée sur le site de la marque

Sur les douze réponses, une seule recommandation grand public s'appuie sur le site de la marque recommandée, et elle vaut d'être détaillée parce qu'elle montre ce que le mécanisme récompense.

À la question du forfait pour enfant, le moteur répond : « Sosh 1 Go bloqué à 1,99 €/mois est l'option la plus simple et la moins chère citée dans les comparatifs, avec blocage anti hors-forfait », et attribue cette phrase à deux sources, un comparateur et shop.sosh.fr. Nous sommes allés lire la page. Elle répond 200, sert 8 145 caractères de texte côté serveur, et contient ceci : « Gardez la main sur le budget mobile de votre ado avec le forfait bloqué Sosh dès 1,99 € par mois, sans engagement. Tout est cadré : 2 heures d'appels, SMS/MMS illimités, et 1 Go de data. Quand la limite est atteinte ? Appels ou data, tout se bloque automatiquement. »

L'attribution est exacte, mot pour mot, y compris le mécanisme de blocage que la réponse reprend. Aucun tableau d'options là-dedans. C'est une page de conseil qui affirme un fait précis et vérifiable sur une offre nommée, dans une phrase que le moteur peut citer telle quelle. C'est la définition de ce qu'un moteur génératif sait reprendre, et le contraire d'un configurateur.

L'inversion du B2B : tous fournisseurs, aucun nommé

La question du standard téléphonique de PME retourne complètement le tableau, et c'est le résultat le plus net du relevé.

Sur ses vingt sources, dix-neuf sont des pages de fournisseurs ou de revendeurs du produit demandé : flexip.fr, ringover.fr, keyyo.com, newlink.fr deux fois, standard-telephonique-lille.com, officeeasy.fr, senetel.fr, cdxtelecom.com deux fois, standardpro.fr, hrtelecoms.fr, sfrbusiness.fr deux fois, axido.fr, amr.fr, itdinfo.fr, boutiquepro.orange.fr, igoflex.com. La vingtième, choisirpro.com, est un tiers. Nous avons ouvert chaque page pour vérifier de quoi il s'agit.

Le corpus appartient donc presque entièrement aux vendeurs. Et la réponse ne nomme aucune de ces marques. Elle recommande trois familles de solution, désignées par leur sigle de métier : un standard hébergé chez le prestataire et facturé par utilisateur, ce qu'on appelle le cloud ou la VoIP, pour la plupart des PME ; un IPBX, c'est-à-dire un boîtier installé dans les locaux mais raccordé en IP, pour les structures plus grandes ; un PABX, l'autocommutateur téléphonique classique, pour les organisations stables. Trois catégories de technologie, zéro fournisseur. Dix-neuf entreprises ont écrit la réponse et aucune n'y figure.

Il reste pourtant à ces fournisseurs un gain, et il est mesurable. Le fournisseur qui publie sa grille tarifaire fixe le prix de référence du marché. Le moteur annonce « 15 à 40 € HT par utilisateur et par mois » pour le cloud et « 2 000 à 5 000 € » d'investissement pour un IPBX, en citant deux pages de fournisseurs. Nous avons lu la première, newlink.fr : son tableau porte exactement « Standard cloud (par utilisateur/mois) 15€ à 40€ HT » et « IPBX physique PME 2 000€ à 5 000€ ». Les chiffres sont repris à l'identique. L'autre page citée, senetel.fr, donne des fourchettes différentes, « Standard virtuel (Cloud) 20 à 40 €/mois », et son titre porte encore la mention 2025. C'est la page à jour et chiffrée qui a gagné l'ancrage.

Publier ses prix ne fait pas de vous une recommandation. Cela fait de vous la borne que le moteur donne au budget de votre prospect avant même qu'il vous parle.

Quand la réponse est une technologie et pas une marque

Un cas voisin mérite d'être isolé, parce que c'est celui où un opérateur aurait le plus à gagner. À la question de l'offre internet quand la fibre n'est pas disponible à l'adresse, le moteur répond box 4G ou 5G d'abord, ADSL ou VDSL2 si la ligne est éligible, satellite en zone blanche, clé 4G pour un usage ponctuel.

Quatre solutions, aucune marque. Ni Nordnet, ni Starlink, ni aucun fournisseur satellite n'est nommé, alors que le client décrit dans la question est précisément celui qui va souscrire. Une seule source sur vingt appartient à un opérateur.

C'est le même motif que la question « où » du relevé automobile, où le moteur recommandait des types de lieu et jamais une enseigne. Quand une question porte sur une catégorie de solution, le moteur répond par la catégorie, et l'occasion commerciale passe sans qu'aucun nom soit prononcé. Aucun travail de contenu ne change cela directement. Ce qui change, c'est de viser en amont la question où le client demande un fournisseur.

Un verdict de 2024 derrière un fichier qu'on ne peut pas ouvrir

Reste la question orpheline, celle du meilleur service client. Le moteur y répond qu'Orange est en tête « si l'on se base sur les classements récents de l'ARCEP », et que « SFR ressort régulièrement en dernière position sur la satisfaction et le service client ». Un verdict favorable et un verdict défavorable, tous deux appuyés sur l'autorité du régulateur.

Trois observations, dans l'ordre où elles se vérifient. La source principale citée est un fichier de l'Arcep dont le chemin porte avril-2024 et le nom edition_2024 : la donnée que le moteur qualifie de récente a deux ans et demi. Les deux autres sources qui portent le même classement sont deux pages du même site, dont l'une intitulée « palmarès 2024 ». Et Orange fournit ici sa seule source de la question : sa propre page de prix et distinctions.

L'observation technique est la plus utile pour qui veut auditer ses propres citations. Ce fichier de l'Arcep répond HTTP 200 à notre requête, avec un corps de 245 octets qui dit « Request Rejected ». Le pare-feu applicatif refuse l'accès sous un code de succès. Un contrôle automatisé qui ne regarde que le code de statut verrait une source en parfaite santé. La réserve est obligatoire, et c'est la même que celle du relevé automobile : notre requête est refusée, cela ne prouve pas que le moteur ne peut pas lire le document. Perplexity le cite, donc il y a accédé, ou son index y a accédé.

Détail de la même famille sur la page d'Orange, qui répond bien 200 : son titre servi annonce l'année 2026 alors que le segment d'URL porte 2025, et le <h1> présent dans le HTML servi est la chaîne JavaScript non évaluée ' + o_confCommon.domainTitle + '. Le constat porte sur le HTML servi, pas sur ce que voit un navigateur.

Enfin, un dernier écart, sur la question 5G cette fois : la réponse attribue la mesure de performance à nPerf, et nperf.com ne figure pas dans ses vingt sources. L'autorité est nommée, la source est ailleurs. Comme pour les jugements qui survivent à leur page, une réputation circule sans son document.

Compter les sociétés éditrices, pas les domaines

Refaites le comptage par société éditrice avant de bâtir un plan. C'est la conclusion opérationnelle de ce relevé, et elle est transposable à n'importe quel marché.

Le comptage par domaine produit une liste de quatre-vingts sites, qui ressemble à un travail de longue haleine sans point d'entrée. Le comptage par éditeur produit une liste de trois sociétés qui décident du tiers de vos sources, puis une longue traîne. Ce ne sont pas les mêmes métiers : le premier est un chantier de contenu, le second est un travail de relation avec trois rédactions, dont on peut identifier les responsables de publication en lisant les mentions légales.

Le reste du relevé donne l'ordre de priorité. La question d'arbitrage grand public ne s'ouvre pas : sur soixante sources, aucun opérateur, et le seul levier est le tiers. La question de mécanisme et la question de conseil s'ouvrent, à hauteur de trois à sept sources sur vingt, et le cas Sosh montre à quoi ressemble une page qui passe : une affirmation courte, chiffrée, vérifiable, servie en HTML. La question professionnelle s'ouvre complètement en fournitures et se ferme complètement en recommandations, ce qui rend l'ancrage tarifaire plus rentable que la promesse commerciale. Et la question de catégorie ne s'ouvre pas du tout, il faut viser la question voisine.

Cette lecture par régime de question est la même que celle du relevé automobile, et elle a mieux résisté ici que l'hypothèse avec laquelle nous avons commencé. Nous cherchions un oligopole de sources et nous avons d'abord trouvé 87 domaines, ce qui semblait la réfuter. Le regroupement par éditeur l'a rétablie, sans qu'aucune donnée change.

Ce qu'il ne faut pas en conclure

Ce relevé est une mesure ponctuelle et il faut le lire comme tel. Douze questions, un seul moteur, un seul modèle, une seule matinée. Nous avons montré ailleurs que la même question répétée à l'identique peut basculer entre deux jeux de sources distincts : les parts mesurées ici bougeraient à un autre moment de la journée, et la stabilité est une propriété de la question, pas du moteur. Refaire le relevé sur vos propres questions est plus utile que reprendre nos pourcentages.

Le regroupement par éditeur reflète ce que les mentions légales déclaraient le 2 septembre 2026. Les rachats sont fréquents dans ce secteur, et une part de la structure décrite ici datera vite. Il faut relire ces pages, pas se fier à une note.

Deux limites d'accès enfin, à ne pas transformer en accusations. Un refus de pare-feu sur notre requête ne dit rien de ce qu'un robot d'IA obtient, et une page qui sert une coquille JavaScript peut malgré tout être indexée par ailleurs. Nous n'avons pas mené ici de relevé des robots.txt du secteur, donc nous n'affirmons pas que ces absences sont sans cause technique : nous affirmons seulement que les pages testées existent et répondent. C'est un point de départ, pas un diagnostic complet.

Un dernier avertissement de méthode, pour qui voudrait refaire ce travail. Il faut comparer des noms d'hôte, jamais chercher un nom de marque dans une URL, et compter les hôtes selon la même convention dans les totaux et dans la prose, sinon deux chiffres du même paragraphe se contredisent. Et le regroupement par éditeur doit s'appuyer sur une raison sociale ou un identifiant déclaré, pas sur une adresse postale : dans ce panel, un site déclare une adresse rue Sébastien à Lyon, sans aucun lien avec la rue Sébastien Mercier de Selectra à Paris. La coïncidence était tentante et fausse.

Si votre marché ressemble à celui-là, la première chose à mesurer n'est pas votre position mais le nom des sociétés qui écrivent les réponses à votre place. Un audit GEO produit la carte des sources tierces de votre secteur, c'est-à-dire la liste des domaines que les moteurs citent effectivement sur vos requêtes, avec ceux qui vous mentionnent déjà et ceux qui vous ignorent. Le regroupement par société éditrice se fait ensuite sur cette liste, et la méthode est celle décrite plus haut : les mentions légales, une demi-heure, un tableur. Nos fourchettes de prix précisent ce que couvre chaque niveau d'intervention. Le panel de moteurs relevé par défaut est ChatGPT, Perplexity, Gemini et Google en mode AI Overviews.